KEZIAH JONES
Blufunk
Musicien engagé qui n’a jamais eu peur d’embrasser la pop. Attaché à ses racines nigérianes sans pour autant s’interdire d’être nomade. Inventeur d’un style majeur et imparable – le blue funk – mais toujours prêt à se réinventer.
Artiste pluridisciplinaire sans limites, imperméable au passage du temps… On n’aura jamais fini de découvrir le discret et inspirant Olufemi Sanyaolu, a.k.a. Mister Jones.
Dans la patrie de Keziah, la musique n’a jamais eu de cesse de se réinventer, et ce, à chaque fois, par la grâce de pionniers inspirés. Ainsi, au « highlife », venu du Ghana au début du 20ème siècle, a succédé dans les 70’s, l’ouragan « afrobeat » local. Mené par Fela bien sûr, mais aussi Tony Allen, ce nouveau genre dérivé du précédent, sauf que mâtiné de funk et plus revendicatif, aura marqué toute une génération, libre à son tour de s’affranchir des carcans. C’est ainsi, qu’en mariant influences africaines, blues, funk et finalement surtout pop, le génial Mister Jones a fini de faire sauter toutes les barrières qui éloignaient encore ses aînés de l’Occident.
Et de fait, la jeune scène nigériane à laquelle Fela puis Keziah ont un jour ouvert la voie, avance désormais inexorablement avec bien plus de légèreté qu’elle n’aurait autrefois pu l’espérer. Aujourd’hui donc, c’est de façon parfaitement décomplexée que les tenants de l’« afrobeats », courant phare du moment, délivrent un style fusion imaginé pour faire la fête sans entraves, dans un grand mouvement de créativité où à la musique des origines, s’ajoutent hip hop, dancehall et r’n’b.
Mais si Keziah Jones ne peut que s’en réjouir, il n’est pas non plus sans avoir remarqué qu’au-delà de ce mouvement irrésistiblement léger, ce sont les voix des musiciens de cette nouvelle génération, comme Wizkid ou Davido, qui se sont élevées face aux inacceptables violences policières de 2020 au Nigéria. Et d’évidence, il ne lui aura pas échappé non plus que la mégastar Burnaboy, adepte des samples de Fela, manque rarement une occasion d’évoquer dans ses textes, les injustices qui touchent les habitants de son pays. « Si je pense qu’il est important pour un musicien africain de justement s’éloigner de l’image que l’on se fait d’un musicien africain, il m’apparaît évident que les têtes d’affiche d’aujourd’hui et surtout de demain ne fermeront jamais les yeux. », commente-t-il ainsi. Et de conclure avec grâce et de manière convaincue : « La musique est un cadeau spirituel, quelque chose qui amène à la conscience. ».
Artiste pluridisciplinaire sans limites, imperméable au passage du temps… On n’aura jamais fini de découvrir le discret et inspirant Olufemi Sanyaolu, a.k.a. Mister Jones.
Dans la patrie de Keziah, la musique n’a jamais eu de cesse de se réinventer, et ce, à chaque fois, par la grâce de pionniers inspirés. Ainsi, au « highlife », venu du Ghana au début du 20ème siècle, a succédé dans les 70’s, l’ouragan « afrobeat » local. Mené par Fela bien sûr, mais aussi Tony Allen, ce nouveau genre dérivé du précédent, sauf que mâtiné de funk et plus revendicatif, aura marqué toute une génération, libre à son tour de s’affranchir des carcans. C’est ainsi, qu’en mariant influences africaines, blues, funk et finalement surtout pop, le génial Mister Jones a fini de faire sauter toutes les barrières qui éloignaient encore ses aînés de l’Occident.
Et de fait, la jeune scène nigériane à laquelle Fela puis Keziah ont un jour ouvert la voie, avance désormais inexorablement avec bien plus de légèreté qu’elle n’aurait autrefois pu l’espérer. Aujourd’hui donc, c’est de façon parfaitement décomplexée que les tenants de l’« afrobeats », courant phare du moment, délivrent un style fusion imaginé pour faire la fête sans entraves, dans un grand mouvement de créativité où à la musique des origines, s’ajoutent hip hop, dancehall et r’n’b.
Mais si Keziah Jones ne peut que s’en réjouir, il n’est pas non plus sans avoir remarqué qu’au-delà de ce mouvement irrésistiblement léger, ce sont les voix des musiciens de cette nouvelle génération, comme Wizkid ou Davido, qui se sont élevées face aux inacceptables violences policières de 2020 au Nigéria. Et d’évidence, il ne lui aura pas échappé non plus que la mégastar Burnaboy, adepte des samples de Fela, manque rarement une occasion d’évoquer dans ses textes, les injustices qui touchent les habitants de son pays. « Si je pense qu’il est important pour un musicien africain de justement s’éloigner de l’image que l’on se fait d’un musicien africain, il m’apparaît évident que les têtes d’affiche d’aujourd’hui et surtout de demain ne fermeront jamais les yeux. », commente-t-il ainsi. Et de conclure avec grâce et de manière convaincue : « La musique est un cadeau spirituel, quelque chose qui amène à la conscience. ».
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